7 avr. 2018

SINGULARITÉS, par OLIVIER PY

http://www.festival-avignon.com/public_data/edition/1522239894/fda2018apbd.pdf

Pour le monde financier, économique et politique, il n'y a plus qu'un seul message : «  Pas d'alternative ». Pas d'alternative semble le mot d'ordre de notre temps, la définition même du pragmatisme politique. Pas d'alternative. La croissance seule apporte le mieux vivre.
La non-redistribution des richesses est un mal nécessaire. L'économie seule a droit de vision et les chiffres ont définitivement remplacé les lettres. Cette soi-disant absence d'alternative a pour elle la violence des preuves et la brutalité du quantitatif. Après l'effroyable crise financière de 2008, la dé-régularisation, l'évasion fiscale, la privatisation du travail et l'irrationalité des spéculations financières ont repris comme jamais et souvent avec la complicité des banques centrales et des gouvernements.
Tout bien considéré, il n'y a pas d'autre alternative à l'économie de marché si nous devons envisager cette alternative seulement dans les formulations de l'économie de marché elle-même.
Le remplacement progressif des forces politiques par les forces financières s'opère toujours comme inéluctable. Inéluctable donc comme l'était la monarchie de droit de divin. Et pourtant, nous ne pouvons nous contenter de cette inéluctabilité si utile pour les quelques minorités richissimes qui décident de l'avenir du monde. C'est à notre tour de dire qu'il n'y a pas d'autre alternative que la culture et l'éducation. Et tant pis si cela a été trop souvent dit. Tant pis si cela a été crié dans le désert encore et encore, tant pis si une minorité le dit à une autre minorité qui l'entend. Il n'y a pas d'autre alternative que de considérer le problème sous la lumière d'un autre désir.
Non l'art ne peut servir seulement de consolation au tout libéral, ni de supplément d'âme à des défiscalisations, ni d'arrangement élégant et luxueux avec notre impuissance. L'art est ce qui précisément maintient ouvert les possibles quand tout semble impossible et que les puissances proclament cette impossibilité pour affermir leur pouvoir.
Il y a des alternatives au syllogisme qui veut que le monde libéral n'ait pour remède qu'un monde encore plus libéral. Il nous faut changer de point de vue, prendre une hauteur de champ et surtout commencer à nous battre non pour notre victoire mais pour celle des générations qui viennent.
À ceux qui, à défaut de croire en l'Histoire, croient encore en l'avenir, c'est l'art qui permet de dépasser le désespoir de la lucidité et d'atteindre à la fraîcheur de l'espoir.
Pourtant comme on se sent seul parfois et désemparé et désarmé ! Comment trouver la force de ce changement énergétique et spirituel qui nous ferait désirer la connaissance plus que la possession, l'éblouissement plus que la prédation, la rencontre de l'autre plus que l'achat de technologie inutile ? C'est de là que viendront les alternatives à un mode de vie qui détruit le sens autant que la planète.
On a longtemps pensé qu'un homme seul ne pouvait subvertir la violence du monde et que seule une organisation politique capable d'assurer la convergence des luttes et de construire une masse révoltée était à même de le changer. Pourtant une nouvelle génération croit bien plus à la singularité qu'à l'agglomérat. La singularité est le nom que donnent les physiciens au centre tout-puissant des trous noirs, origine d'une énergie inconnue mais si forte qu'elle pourrait arrêter le temps. Parfaite définition de l'art : une singularité qui concentre tant d'énergie positive qu'elle peut courber le temps et arrêter l'héritage du malheur. C'est ce qui advient au cours de ce mystère de la représentation hors temps. Communauté convergente vers le centre du sens et réouverture de toutes les alternatives politiques. C'est en cela que l'art de la scène est une transcendance, non parce qu'il nous demande de célébrer la puissance d'un dieu mais parce qu'il nous rappelle qu'il y a dans le collectif une somme de singularités qui si elles s'accordent peuvent véritablement changer le cours du temps. Le collectif est une transcendance en soi et écouter son silence dans le noir de la salle nous permet d'en renouveler l'expérience.
Nous avons l'espoir d'un changement de genre politique qui n'assigne plus notre devenir à la nécessité économique et aux dieux obscurs de la finance. Nous apprenons à désirer autre chose pour que les générations à venir conservent l'ivresse du possible.

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22 mars 2018

La phrase du jour

La vérité est toujours plus ancienne que toutes les opinions qu'on en a eues, et ce serait ignorer sa nature de s'imaginer qu'elle ait commencé d'être au temps qu'elle a commencé d'être connue. (Pascal, Préface sur le Traité du vide)

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21 mars 2018

Un guérisseur, c'est un guérisseur !

Un guérisseur a un petit bureau en ville où il reçoit des patients.
Une affiche à la fenêtre dit : Traitement 20€ - Obtenez 100€ si vous
n'êtes pas guéri.

Un avocat qui passe par là voit tout de suite une occasion de gagner 100€.
Il entre dans le bureau et dit : J'ai perdu le sens du goût.
Le guérisseur dit : Infirmière ! Allez me chercher le médicament qui se
trouve dans la boîte 22 et versez-lui-en trois gouttes sur la langue.
L'avocat recrache le médicament et dit : Beurk. Ce n'est pas un
médicament, c'est de l'huile de moteur !
Le guérisseur dit : Bravo, vous avez retrouvé votre sens du goût. Ça
fera 20€.
L'avocat, irrité, lui donne son argent et part.

Il revient quelques jours plus tard, déterminé à gagner 100€.
Je suis devenu amnésique, dit-il. Je ne me rappelle plus de rien.
Le guérisseur dit : Infirmière ! Allez me chercher le médicament qui se
trouve dans la boîte 22 et versez-lui-en trois gouttes sur la langue.
L'avocat répond : Ah non ! Je n'en veux pas. C'est de l'huile de moteur.
Vous m'en avez donné la dernière fois.
Le guérisseur dit : Vous avez retrouvé la mémoire. Ça fera 20€.
Rouge de honte et de colère, l'avocat lui donne son argent et s'en va.

Il revient une semaine plus tard, convaincu que cette fois, il obtiendra
les 100€.
Je suis devenu aveugle, dit-il. Je ne vois plus rien.
Le guérisseur répond : Je suis désolé, je n'ai pas de cure pour cela.
Voici 100€.
L'avocat dit : Mais c'est un billet de 20€ ça, pas de 100€
Le guérisseur répond : Excellent, vous avez retrouvé la vue. Cela vous
fera 20€ ... !

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20 mars 2018

La phrase du jour

La vieille philosophie de l'œil pour l'œil n'a jamais fait que des aveugles. (Mahatma Gandhi)

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19 mars 2018

La phrase du jour

Elle est en train d'assommer le concours du marteau. (France 2, Championnat du Monde d'Athlétisme 4 septembre 2011)

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18 mars 2018

La contraception « naturelle » en question - Le Point

http://www.lepoint.fr/sante/la-contraception-naturelle-en-question-26-02-2018-2197867_40.php#xtor=CS3-190


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PAPERS, PLEASE - The Short Film (2018) 4K SUBS - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=YFHHGETsxkE

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Ballade pour un fou



https://www.youtube.com/watch?v=6iSuVqi-4Cg


 

paroles : Étienne Roda-Gil. ( adaptation d'un texte d'Horacio Ferrer )

 

Tu vois, je suis planté, planté, planté
Au milieu du désert
Dont mes rêves sont faits
Des enfants astronautes gonflent mon cœur
Pour le voir s'envoler au milieu des splendeurs

Tu vois, je suis planté, planté, planté
Au cœur de Buenos Aires, la ville aux yeux fardés
Au fond de cet estuaire, où viennent les pétroliers
Donner à la rivière, un long baiser salé

{Refrain, x2}
Loco, loco, loco
C'est le nom qu'ils me donnent
Et qui veut dire "fou"
Et dans ce monde
Où tous les hommes se croient debout
Je suis le seul à me vanter
De me traîner à tes genoux

Tu vois, je suis planté, planté, planté
Dans un ciel de réglisse, j'ai jeté mes dragées
C'est ta croix du sud que je viens de semer
Et qui du fond du ciel étoile ton sommeil

Tu vois, je suis planté, planté, planté
Le souffle du bandonéon, avale mes poignets
Les cils des feux rouges clignotent sans arrêt
Pour me faire chanter, me taire ou bien voler

{au Refrain, x2}

Tu vois, je suis planté, planté, planté

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Long Term Parking : quand 59 voitures prennent la pause... - PDLV - Palais-de-la-Voiture.com

http://www.palais-de-la-voiture.com/2018/03/long-term-parking-arman-1982.html


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l'affiche du jour (liens en dessous)

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Voici une mini-affiche pour expliquer aux enfants l'importance de respecter la différence sous toutes ses formes.

Parents et enseignants, vous pouvez l'imprimer pour la classe ou la maison (aucune utilisation commerciale n'est permise).

Pour télécharger l'affiche en haute résolution, cliquez ici.

  http://elisegravel.com/blog/respect-de-difference-%e2%80%a2-mini-affiche/  

17 mars 2018

Mathusalem et la longévité des patriarches

Il y a donc, dans la Genèse, une disjonction entre les récits à
prétention historique, où trois générations au plus coexistent, et les
récits à prétention symboliques, où les ages sont fabuleux. Mais ces
longévités fabuleuses, sur lesquelles les deux versions sont d'accord,
ont probablement une signification symbolique et numérologique, puisque
les hébreux représentaient les chiffres par des lettres, et que certains
nombres, comme 70, étaient sacrés. La preuve en est qu'en rectifiant
l'absurdité de la survie de Mathusalem au déluge, les massorètes ont du
modifier l'age de sa paternité, et non sa durée de vie. L'impossibilité
de réduire ces longévités à donc conduit les septantes à admettre des
ages de paternité fabuleux, pour éviter l'absurdité de la coexistence de
nombreuses générations, et inversement, a conduit les massorètes à
admettre la coexistence de 12 générations pour éviter l'absurdité d'ages
de paternité fabuleux. Mais ils n'ont pu éviter l'écueil de la paternité
de Noé, qui était probablement lié à quelque chose d'impossible à modifier.
Ainsi l'age ou Noé construisit son arche, pourrait s'expliquer par la
nécessité de faire construire l'arche au moment d'un déluge dont la date
aurait été fournie par une autre tradition.
Lire la suite :
http://www.oncle-dom.fr/histoire/bible/mathusalem.htm

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j'ai 50 ans, je suis marié, nous avons 4 enfants.