21 août 2017

Le mot du jour : Carabistouille

Belgicisme. Calembredaine, galéjade, mensonge. S'emploie surtout au pluriel (cf. H. Baetens Beardsmore, Le Français régional de Bruxelles, 1971, p. 400). ex. : "J'ai raconté des carabistouilles a mon professeur"
S'emploie souvent au pluriel pour désigner des blagues, des sottises, des évènements improbables. Exemple: "La récolte des oranges a été abondante dans les Hauts-de-France ? Ce sont des carabistouilles."

L'origine des carabistouilles est floue. On parle d'un dérivé de carabin qui désigne un étudiant en médecine, qui aime faire des blagues graveleuses : chanson de carabin, blague de carabin. Mais la carabistouille n'est pas nécessairement graveleuse.

Dans les années 30, la carabistouille n'est pas dans les dictionnaires mais le linguiste belge Jean Haust la mentionne en wallon liégeois sous la dénomination de "carabistouye", le traduisant par "faribole". La carabistouille est aussi un jeu pratiqué par les journalistes radio et télé qui doivent placer des mots absurdes,inusités ou inattendus dans leurs articles sans que l'on s'en aperçoive. D'ailleurs, placer carabistouille dans un papier, c'est en soi une carabistouille.

Familiarisme : baiser sonore et chatouillant donné en général dans le cou, à un enfant, en soufflant.
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20 août 2017

La phrase du jour

L'amour vainc tout. Absolument tout. Si tu sais ça, tu sais tout. Et tu fonces. L'amour est la seule chose qui te rend radieux, pétant feu et flamme. (Guy Gilbert)

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19 août 2017

18 août 2017

Note de lecture : Qu'est-ce que la vie éternelle ?

Qu'est-ce que la vie éternelle, par Michel Wackenheim, Bayard, 2017, 160p. EAN 978-2227490024 ISBN 2227490020

Le titre est de pure marketing, pour ne pas dire putassier, puisque personne n'a jamais franchit la mort en sens inverse pour témoigner aux vivants de "Qu'est-ce que c'est". Et pour le monde post-parousie, nous devons attendre.

L'absence de preuve n'est pas la preuve de l'absence, mais reconnaissons que le doute est permis et que ce petit livre tout pétri de (bonne) foi et de certitudes de sacristie ne va pas révolutionner le genre. Il confortera ceux qui veulent bien être confortés.

Les apports théorique sont nécessaires et intéressants mais passent trop vites à mon goût. Les sadducéens -qui se revendiquaient juifs pieux- ne croyaient pas à la vie éternelle. Pourquoi devrions nous y croire ?

Le chapitre sur l'éternité de l'Église n'est guère convaincant, le paragraphe sur la communion des Saints l'est plus.

J'ai apprécié le fait que les "œuvres" ne soient pas présentées comme les contremarques à acquérir pour mériter la vie éternelle, mais comme notre contribution nécessaire au royaume (enfin si j'ai bien compris).

Questions qui restent sans réponses :

  • Nous sommes 9 milliards vivant actuellement sur terre, environ autant nous ont précédés, à peu près autant nous succèderons, et on ne sait pas combien de temps ça va durer. Étant donné qu'on manque déjà de place dans les cimetières parisiens, si le paradis est sur terre et la résurrection de la chair une réalité matérielle, le métro aux heures de pointe apparaitra comme un lieu de relative solitude.
  • Les personnes handicapées auront-elles des pneus neufs à leurs fauteuils roulant (la réponse est page 10 : elles marcheront).
  • Plus sérieusement, à quelle part de mon humanité la vie éternelle s'applique-t-elle ? Parce que ce que je perçois de bon en moi est en combat permanent avec le mal. Et je me sens heureux quand ce combat est victorieux. Dans un monde parfait peuplé d'êtres parfaits, où sont les combats, où sont les joies ? Un tel monde n'est il pas totalitaire ? Ou bien on s'y emmerde aimablement ou bien on est expulsé. Je sens bien que je raisonne comme un tambour mais c'est tout ce qu'on m'a donné. Je pensait que ce petit livre m'élèverait, mais je suis déçu.


PS. Un bon point : il n'est pas question de Sainte Marie de tous le livre, ce qui, par les temps qui court dans l'église Catholique relève de l'exploit. Je persifle parce que, à l'occasion du 15 août, nous nous sommes repris une rasade de la quatrième personne de la Trinité, cette dernière ressemblant de plus en plus au Curaçao-citron-picon de Marius.


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La phrase du jour

Nous ne pouvons être que d'un seul sexe et ne pouvons que fabuler les plaisirs et les désirs de l'autre sexe. C'est pour cela que les hommes et les femmes ne se comprennent jamais. (Françoise Dolto)

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17 août 2017

La phrase du jour

La seule façon de partager une vie, au-delà de la vanité fulgurante du présent, c'est de partager une vie de mémoire. Nos présents sont affectés par ces passés, les nôtres aussi bien que ceux des autres, tout comme ces passés sont moulés par nos présents, et comme nos réflexions sur l'avenir sont moulés par l'un et l'autre. Vivre et partager des souvenirs constituent nos vies. (Bart D. Erhman in "Jésus avant les évangiles"), chap.8)

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15 août 2017

La phrase du jour

I love science, and it pains me to think that so many are terrified of the subject or feel that choosing science means you cannot also choose compassion, or the arts, or be awed by nature. Science is not meant to cure us of mystery, but to reinvent and reinvigorate it.(Robert M. Sapolsky)

J'aime la science et je suis triste de penser que certains en ont peur ou croient que la science serait contraire à la compassion, aux arts, ou à l'amour de la nature. La science ne nous guérit pas du mystère, mais le réinvente et le renforce.

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39 tablettes manuscrites découvertes dans le fort romain de Vindolanda, en Angleterre !  - Sciencesetavenir.fr

La forteresse romaine de Vindolanda (1er-5e siècle) ne cesse de surprendre. Elle est l'une des nombreuses structures défensives situées le long des 117 kilomètres du mur édifié vers 120 de notre ère à la demande de l'empereur Hadrien (Vallum Aelium) destiné à protéger l'empire romain des farouches tribus du nord. Depuis maintenant 25 ans qu'il en dirige les fouilles, Andrew Birley, PDG du Vindolanda Trust et directeur des « Vindolanda Excavations », n'en revient toujours pas de la quantité d'objets livrée par cette unité créée en 83, et qu'occupèrent les légions jusqu'en 410 de notre ère.
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9 août 2017

La phrase du jour

Durant l'absence de pluie, ce sont les jeunes arbres qui jaunissent les premiers. Les vieux ont des cachettes souterraines qu'on appelle "expérience". (Félix Leclerc)

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8 août 2017

Racines Chrétiennes !

§  La France, fille ainée de l’Église, doit revenir à ses racines Chrétiennes !

§  Donc nous allons nourrir les pauvres et leur procurer un abris.

§  Surtout pas, il faut en finir avec l’assistanat.

§  Nous allons visiter et réconforter les prisonniers, construire des prisons propres et humaines ?

§  Ils n’en sont pas dignes, il faut d’abord réduire le déficit.

§  Rendons à César ce qui est à César : Payons nos impôts sans nous plaindre.

§  Pas du tout, c’est mon argent, gagné à la sueur de mon front.

§  Nous allons répandre gratuitement l’amour et le pardon ?

§  Non, ce sont des choses qui doivent se mériter.

§  Nous allons bannir la violence ?

§  Il faut se défendre contre la racaille.

§  Accueillons les étrangers ?

§  On est chez nous ! Pas eux !

§  Nous allons combattre les inégalités sociales dans le monde ?

§  Ce n’est pas notre problème.

§  Alors de quelles « racines Chrétiennes » parlez-vous ?

§  Nous sommes opposés au mariage homosexuel.

Sur la mer fut ton chemin, ton sentier sur les eaux innombrables. Et tes traces nul ne les connut.

Le mardi de la 18e semaine du temps ordinaire

 

Commentaire du jour

Saint Colomban (563-615), moine, fondateur de monastères

Instructions spirituelles 1, La foi, 3-5 (trad. Orval rev. ; cf bréviaire 7e vendr.)

« Sur la mer fut ton chemin, ton sentier sur les eaux innombrables. Et tes traces nul ne les connut » (Ps 76,20)

 

      Dieu est partout, tout entier, sans limites. Partout il est proche, selon le témoignage qu'il donne de lui-même : « Je suis un Dieu proche, et non un Dieu lointain » (Jr 23,23). Le Dieu que nous cherchons ne demeure donc pas loin de nous ; nous l'avons parmi nous. Il habite en nous comme l'âme dans le corps, si du moins nous sommes pour lui des membres sains que le péché n'a pas tués (cf. 1Co 6,15)… À cette condition, il habite vraiment en nous, lui qui a dit : « J'habiterai et je marcherai au milieu d'eux » (Lv 26,11s; 2Co 6,16). S'il nous fait la grâce d'habiter en nous, nous sommes véritablement vivifiés par lui, comme ses membres vivants. « En lui, dit l'apôtre Paul, nous avons la vie, le mouvement et l'être » (Ac 17,28).

 

      Mais qui pourra suivre le Très-Haut jusqu'en son être inexprimable et incompréhensible ? Qui scrutera les profondeurs de Dieu ? Qui tentera de rechercher l'origine éternelle de l'univers ? Qui se glorifiera de connaître le Dieu infini qui emplit tout et enveloppe tout, pénètre tout et dépasse tout, embrasse tout et se dérobe à tout, « lui que personne n'a jamais vu » (Jn 1,18) tel qu'il est ? Que personne n'ait donc la présomption de sonder la profondeur impénétrable de Dieu, le quoi, le comment, le pourquoi de son être. Cela ne peut être ni exprimé, ni scruté, ni pénétré. Crois simplement mais avec force que Dieu est et qu'il sera toujours tel qu'il a été, car Dieu est sans changement.

7 août 2017

La phrase du jour

Le plaisir est le bonheur des fous, le bonheur est le plaisir des sages. (Jules Barbey d'Aurevilly)

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